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- MORPHINE -

la chasse aux idées reçues


Connue et utilisée depuis la plus Haute Antiquité égyptienne, la morphine est l'antalgique de référence dans les douleurs intenses aiguës ou chroniques. Son approche thérapeutique est aujourd'hui bien codifiée, en cancérologie en particulier. Tout le problème est celui de la "bonne dose", mais il est grand temps de "tordre le cou" à sa mauvaise réputation, même s'il ne faut jamais perdre de vue qu'elle n'est pas sans engendrer des effets secondaires : vomissements (que l'on combat efficacement par des antiémétiques), constipation, pertes de vigilance (ou somnolence), détresse respiratoire (en cas de surdosage)...

La morphine agit au niveau du cerveau et de la moelle épinière. Contrairement à des idées trop souvent répandues, cet antalgique majeur :

- n'est pas uniquement destiné aux malades en fin de vie
- n'entraîne pas de dépendance
- il n'y a pas de risque d'accoutumance, ni de toxicomanie !
- et quand sa prescription n'est plus nécessaire, elle peut être arrêtée. Elle peut être administrée à l'enfant, y compris au nourrisson, pourvu que l'on prenne certaines précautions de dosage.


Comprimés, solutions buvables, ampoules injectables, patchs..., on peut administrer la morphine sous bien des formes :

- par voie orale
- en sous-cutané
- par perfusion grâce, notamment, aux seringues électriques
- par voie intrarachidienne ou péridurale. Le soulagement est particulièrement rapide parce que la morphine agit au niveau de la moelle épinière. De plus, le principe actif n'est ni dégradé par le système digestif, ni dilué dans le sang.

On utilise également des pompes d'auto-analgésie. Elles sont programmées pour administrer des antalgiques à intervalles réguliers et pour permettre au malade de s'auto-administrer (antalgie contrôlée par le patient ou PCA pour Patient controlled analgésia) des doses supplémentaires en fonction de ses besoins et des variations d'intensité des douleurs (dans la limite de ce que la programmation autorise). Les hôpitaux en ont commandé plus de mille cinq cents en 2000... contre huit cents avant le lancement du plan gouvernemental antidouleur !

On parle aussi beaucoup des patchs. Ils ne sont cependant pas d'un usage encore aussi courant qu'on peut le penser. Ce mode d'administration de morphiniques possède une inertie qui est mal adaptée aux douleurs instables. Le patch permet cependant la diffusion en continu du médicament actif au travers de la peau. Il se présente sous la forme d'un grand pansement et doit être changé tous les trois jours. Il existe des patchs de différents dosages, mais il reste difficile de répondre avec précision aux besoins des malades qui, s'ils souffrent, doivent recevoir d'autres antalgiques en complément.

Qu'ils soient de principe ou pratiques, les obstacles à la prescription adéquate d'antalgiques "forts" et de la morphine en particulier doivent enfin tomber sans que soient pour autant favorisés des abus ou des détournements à des fins de toxicomanie. Médecins et pharmaciens, même s'ils sont confrontés à de nouveaux risques -en matière de sécurité par exemple- se doivent, en tant que professionnels de santé, de faciliter le traitement des malades. Le remplacement du "carnet à souches" par les ordonnances sécurisées et l'assouplissement des conditions de délivrance des toxiques en ville vont dans ce sens.


D'après Que choisir Spécial N°46


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