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- CHACUN PEUT TRANSMETTRE LA PLAINTE -

 

La prise en charge de la douleur a évolué : elle est devenue une préoccupation commune, et essentielle, des équipes soignantes. En outre, les structures de traitement font actuellement l'objet d'un recensement par l'Agence régionale de l'hospitalisation d'Alsace.

"La douleur existe dans tous les services. Il n'y a pas de palmarès dans ce domaine." Ce constat de Brigitte Stoeckel, infirmière générale aux hôpitaux universitaires de Strasbourg, explique amplement le succès que vient de rencontrer une journée d'étude réservée au Personnel de l'établissement entièrement consacrée à la douleur.

Plus de 1300 personnes, médecins et personnels soignants, y ont écouté des interventions sur divers aspects du problème.

UN SYMPTÔME D'ÉVOLUTION

"Aujourd'hui, la douleur, n'est plus simplement le problème du médecin anesthésiste, mais on essaye de l'aborder le plus largement possible et l'on s'oriente vers des centres multidisciplinaires associant d'autres spécialités médicales comme la neurologie ou la psychiatrie. Actuellement, on reconnaît à l'infirmière la capacité d'écouter et d'évaluer la douleur."

Pour Brigitte Stoeckel, c'est un symptôme d'évolution, car pendant longtemps, la douleur était l'exclusivité du médecin.

"Ce qui est intéressant, c'est qu'elle devient le problème de tout le monde, de tous les intervenants auprès du malade. Chacun peut transmettre la plainte."

Un phénomène qui se traduit concrètement dans les faits par, entre autres, des cours de médecins à l'intention du corps infirmier ou encore dans l'élaboration d'outils de suivi dans l'élaboration de la prescription. A cet égard , l'échelle visuelle analogique (EVA) mérite mention: c'est une réglette allant de 0 à 10, c'est à dire de "pas de douleur" à "douleur maximale imaginable". Elle permet une auto-évaluation, car "pour évaluer sa douleur, le patient a toujours raison".

DES OUTILS D'ÉVALUATION

Pour des raisons évidentes, cette auto-évaluation n'est cependant pas possible pour le bas âge ni dans bien des cas, pour le grand âge.

"C'est simplement un outil complémentaire, dit l'infirmière. Observer les réactions, les grimaces, les positions du malade reste incontournable."

Un autre outil récent est l'ACP, l'analgésie contrôlée par le patient (un analgésique étant un médicament supprimant ou atténuant la douleur). Comme l'explique le docteur benoît Laugner, médecin à la consultation de la douleur à Hautepierre, "le concept est ancien et a été élaboré en 1968. Le patient peut déclencher lui-même une injection intraveineuse d'antalgique morphinique en appuyant sur un bouton poussoir relié à une pompe informatisée."

Une méthode utilisée surtout pour combattre la douleur postopératoire et où il n'y a pas de risque de surdose, comme le précise Brigitte Stoeckel :"La pompe délivre à la demande mais seulement jusqu'à un certain point, car le système est verrouillé. Le malade a des bonus, en quelque sorte."

 

Patient branchée à une pompe à antalgique

Photo JM Loos

Dans le service de chirurgie thoracique du professeur Wihlm à Strasbourg, des infirmières et le Dr Ducrocq entourent une malade dont la douleur est combattue au moyen d'une seringue autopulsée, liée à un appareil permettant la délivrance de l'analgésique à débit continu.

PRÉOCCUPATION N°1

Benoît Laugner indique qu'en matière de nouvelles molécules, il n'y en a pas pour l'immédiat.

"On en est encore au niveau de la recherche. Le progrès vraiment important, qui va se concrétiser sur le marché au mois d'avril, sera un médicament morphinique administré par patch transdermique. Il sera réservé aux traitements des douleurs de cancers et prodiguera surtout du confort psychologique aux patients."

Le patch est un "sparadrap" qu'on se colle sur la peau et qui délivre le médicament en continu.

(NOTE DE FRANCIS RIGONI : CE PATCH EST FABRIQUE PAR DUROGESIC ET CONTIENT DU FENTANIL.

Quel que soit l'outil employé, la lutte contre la douleur est devenue la préoccupation numéro un du corps soignant. Ce qui équivaut à une petite révolution des mentalités. Il y a quelques années encore on ne parlait pas, c'était (presque) un sujet tabou, de même que la prise en compte de la douleur chez les tout-petits ne date que des années 80.

Si les esprits ont changé, i1 faut que les faits suivent. "La formation infirmière serait à développer, la demande revient constamment, note notre interlocutrice. Depuis la dernière réforme, l'institut de formation propose d'ailleurs un module optionnel consacré à la douleur.

A la demande du ministère de la Santé, l'Agence régionale de l'hospitalisation d'Alsace procède ces jours-ci au recensement des structures spécialisées dans 1e traitement de la douleur, celles qui existent et celles qui se mettent en place.

Dr Laugner : "Ce recensement fournira les structures administratives qui manque et une fois qu'elles auront été acceptées par les instances concernées, il y aura des consultations, des unités et des centres pluridisciplinaires de lutte contre les douleurs rebelles correspondant aux normes édictées par le ministère."


Journal l'Alsace - 1er mars 1998 - Article de Suzanne Mayer


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